Mesurer son tour de taille : la bonne méthode et les repères
Le poids et l’indice de masse corporelle (IMC) ne disent pas où se trouve la graisse. Or c’est la graisse du ventre, en particulier celle qui entoure les organes, qui est la plus associée au diabète et aux maladies cardiovasculaires, rappellent l’Assurance maladie et l’Inserm. Le tour de taille est la façon la plus simple de la surveiller, chez soi, sans matériel. Rien n’est enregistré : il vous suffit d’un mètre ruban.
Comment mesurer son tour de taille, en 5 étapes
- Prenez un mètre ruban souple, de couturière.
- Tenez-vous debout, pieds légèrement écartés, ventre détendu, torse nu ou en sous-vêtement fin.
- Repérez le bon endroit : posez un doigt sur la dernière côte, un autre sur le haut de l’os de la hanche, sur le côté. Le tour de taille se mesure à mi-distance entre les deux, souvent un peu au-dessus du nombril.
- Placez le ruban à l’horizontale tout autour du ventre, ajusté mais sans serrer ni comprimer la peau. Un miroir aide à vérifier qu’il ne remonte pas dans le dos.
- Lisez la mesure à la fin d’une expiration normale, sans rentrer le ventre. Mesurez deux fois et gardez la moyenne.
Les repères pour un homme
| Tour de taille | Ce que cela signifie, selon l’OMS |
|---|---|
| Moins de 94 cm | Pas de risque supplémentaire lié au tour de taille |
| De 94 à 101 cm | Risque accru de complications métaboliques (diabète, maladies cardiovasculaires) |
| 102 cm et plus | Risque nettement accru : à évoquer avec votre médecin |
Ces seuils concernent les hommes adultes d’origine européenne. Des seuils plus bas peuvent être recommandés selon l’origine ethnique : votre médecin vous dira lesquels retenir.
Un second repère existe : le rapport entre le tour de taille et le tour de hanches, mesuré au plus large des fesses. Chez l’homme, l’OMS considère qu’un rapport supérieur à 0,90 traduit une graisse surtout abdominale.
Suivre son tour de taille dans le temps
- Mesurez toutes les une à deux semaines, le matin, avant le petit-déjeuner, dans les mêmes conditions.
- Notez la mesure, par exemple dans notre journal d’habitudes.
- Regardez la tendance sur un mois : un écart de 1 cm d’un jour à l’autre est normal (digestion, respiration).
- Si vous reprenez le sport, le tour de taille dit mieux que la balance ce qui se passe sur le ventre : vous pouvez perdre de la graisse sans que le poids bouge, parce que vous gagnez du muscle.
Ce que la mesure ne dit pas
Le tour de taille est un indicateur de risque, pas un diagnostic. Il ne remplace ni un examen médical, ni un bilan sanguin. Un résultat élevé n’est pas une maladie, et un résultat sous les seuils ne garantit pas une bonne santé. Il permet surtout de savoir quand en parler à son médecin, et de suivre ses progrès.
Questions fréquentes
Faut-il rentrer le ventre pendant la mesure ?
Non. Restez détendu et lisez la mesure à la fin d’une expiration normale : rentrer le ventre fausse le résultat de plusieurs centimètres.
Le tour de taille se mesure-t-il au niveau du nombril ?
Pas exactement : la mesure se prend à mi-distance entre la dernière côte et le haut de l’os de la hanche. C’est souvent un peu au-dessus du nombril, surtout si le ventre est proéminent.
Tous les combien faut-il mesurer son tour de taille ?
Une fois toutes les une à deux semaines suffit, dans les mêmes conditions. Ce qui compte, c’est la tendance sur plusieurs semaines, pas une mesure isolée.
Le tour de taille est-il plus fiable que l’IMC ?
Ils sont complémentaires. L’IMC rapporte le poids à la taille, mais ne dit pas où se trouve la graisse ; le tour de taille renseigne sur la graisse abdominale, la plus liée aux risques pour la santé.